Collection « La littérature jeunesse, pour qui, pour quoi ? » 

Editions du Sorbier 

 

Marie Aude Murail – Auteur de jeunesse : comment le suis-je devenue, pourquoi le suis-je restée   125 p. 9€

 

Dans cet ouvrage, Marie Aude Murail nous livre d’abord, très simplement et pudiquement, quelques clés pour essayer d’entrer dans son monde…

On y apprend  qu’elle aimait se glisser, petite, dans la peau de garçons. Peut-être parce que, pendant que ses frères allaient au cinéma, elle était obligée de rester avec sa mère.

Puis il  a bien fallu qu’elle se défende à l’école. On comprend mieux, alors, la présence d’héros masculins dans ses romans tels Nils Hazard, Emilien ou Bart Morlevent.

Plus classiquement mais avec humour et un certain recul, elle nous raconte ensuite :

 Marie Aude Murail nous invite enfin  à réfléchir sur les liens entre la littérature jeunesse et l’argent, les risques de l’homogénéisation même si , dit-elle, « je m’adresse aux jeunes qui mettent des Nike et bouffent MacDo ».

Finalement, pour moi, la partie la plus intéressante du livre, c’est le début : là où l’auteur nous raconte des événements de sa vie personnelle. Ils apportent un éclairage nouveau  et surtout ils me donnent envie de relire les œuvres de Marie – Aude Murail !

 

 

 

Bertrand Solet – Le roman historique : invention ou vérité ?   143 p.10€

 

Après un présentation claire et précise du roman historique et de ses sous- catégories (policier, aventure, fantastique…), Bertrand Solet nous rapporte quelques témoignages d’auteurs bien connus comme Evelyne Brisou-Pellen qui insiste, par exemple, sur le mot « Roman », car pour elle, « historique » rappelle trop les leçons à apprendre.

Il présente ensuite un état des lieux du roman historique (tirage, auteurs, place dans la presse spécialisée…).

La troisième partie est en fait une bibliographie classée par période historique ; les titres présentés sont accompagnés d’un résumé et la liste est ponctuée de biographies d’auteurs . Même si Bertrand Solet ne vise pas l’exhaustivité, son travail de compilation est très intéressant et nous sera très utile, à nous, documentalistes, pour d’éventuels IDD Lettres- Histoire !!

 

 

Christian Grenier – La science-fiction à l’usage de ceux qui ne l’aiment pas  159 p. 11€

 

Ce titre m’est  particulièrement destiné car j’ai été pendant très longtemps assez réfractaire à ce genre de littérature. Christian Grenier le rappelle dans l’introduction, la SF touche 10 fois moins de lecteurs que les romans policiers et ceux –ci sont en majorité des hommes.

Mais je dois dire que ma position a changé grâce à la collection Autres Mondes chez Mango et je (re)découvre actuellement des auteurs comme Barjavel ou Bradbury.

Comme quoi, il n’est jamais trop tard !

La structure du livre est proche de celle du livre précédent : définitions, présentation des genres voisins (merveilleux, fantastique), puis des ouvrages par thème (contrées inexplorées, aventures spatiales ou « space opera », autres temps…) .Bref, une mine d’or ! Une mise au point simple, facile à consulter…

La dernière partie, loin d’être la moins intéressante, présente un historique de la SF : Christian Grenier fait remonter ses origines aux origines même de la littérature avec L’odyssée dont il écrit qu’elle possède en germe la structure ou certains grands thèmes de la SF.

En conclusion, même si la SF, d’après l’auteur, cumule les handicaps (peu d’auteurs qui s’y collent, des prescripteurs dans les bibliothèques plutôt du genre féminin,…), ce livre donne envie de la redécouvrir.

Christian Grenier est honnête : il ne défend toute la SF. Il précise que, comme pour les autres genres, il y a du bon et du moins bon. Et cet ouvrage nous aidera à coup sûr dans nos choix…